Centenaire de l’Armistice du 11 novembre : jour de mémoire et de paix

En 1918, à la onzième heure, du onzième jour, du onzième mois de la cinquième année de guerre, les armes se sont tues. Un armistice, signé dans un wagon, a mis fin à ce l’on nomme depuis 1915 « la grande guerre ». Puis, quatre années après la fin des hostilités, la France décida de se donner une journée nationale pour honorer ses morts. Les rituels de commémoration qui se mirent en place lors de cette journée en soulignent le caractère particulier et la Nation entière se recompose dans chaque commune lors de cette journée. La cérémonie du 11 novembre mise au service de la mémoire, de la paix, a eu cette année un retentissement particulier en raison du centenaire de cet événement. Bordères sur l’Echez, avec les autorités, les anciens combattants, les militaires, les sapeurs-pompiers, les enfants des écoles et la population, a célébré et honoré les 52 soldats de la commune morts pour la France, symbolisés par 52 œillets tricolores déposés par les enfants de l’Ecole Arc-en-Ciel et par un lâcher de pigeons voyageant vers la paix.

Puis la musique, les chants des enfants, la Marseillaise entonnée par les Chanteurs Borderais avec les écoliers ont suscité une grande émotion parmi l’assistance. Mais au-delà des discours prononcés, du mot du gouvernement toujours centré sur la valeur d’exemplarité du sacrifice et la nécessité de ne pas le rendre vain, en lui donnant du sens et en poursuivant l’œuvre des poilus décédés, ce qui est sans doute le plus original et le plus important, c’est la place particulière occupée par les drapeaux. Alors qu’ils symbolisent la Nation, les principes de liberté, égalité, fraternité et bien qu’ils soient les objets de l’hommage dans les autres fêtes nationales dont le 14 juillet, le jour du 11 novembre, ils s’inclinent en nous montrant que c’est la Nation qui rend hommage non à des principes, mais à des hommes, ces soldats citoyens d’un Etat sauvé par leur sacrifice.

 

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